GUERRE NATIONALE

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Par Jean-François Touzé

 

En déclarant la "guerre nationale" à la délinquance et sous réserve que les actes viennent confirmer les paroles ce dont nous ne voulons pas douter, Nicolas Sarkozy, bien au delà des seuls calculs électoraux, répond à l'attente d'une très large majorité de nos compatriotes qui doutaient et se désespéraient.


Il appartenait, en effet, au Chef de l'Etat de dire haut et fort à ceux qui menacent la paix civile, enfreignent les lois de la République et bafouent l'ordre public, que le temps de l'impunité était révolue.


Il appartenait au Chef de l'Etat d'associer officiellement insécurité et immigration incontrôlée, et de désigner l'échec de la politique d'intégration ou d'assimilation comme une des causes principales du chaos national.


Il appartenait au Chef de l'Etat de dire que ceux, policiers et gendarmes, qui sont chargés du maintien de l'ordre recevraient désormais dans l'exercice de leurs missions le soutien de la Nation et des autorités de la République.


Il appartenait au Chef de l'Etat de dessiner les contours d'un plan de rétablissement par la répression juste et l'adaptation de l'arsenal judiciaire aux réalités.


Certains, bien sur, diront que le discours de Grenoble relève de la gesticulation et rappelleront, non sans arguments il est vrai, que bien d'autres promesses, bien d'autres affirmations d'une telle volonté  sécuritaire ont été formulées dans le passé sans que, pour autant, la situation ne cesse de se dégrader.Ceux là, qui feignent d' ignorer les contraintes d'Etat, exigeront plus et plus vite. Toujours plus et toujours plus vite.


D'autres se déshonorent déjà dans la condamnation la plus vile comme Pierre Moscovici accusant le Président de "maltraiter les valeurs de la France" et imaginant "des signes distinctifs" pour certaines populations ou Corinne Lepage dénonçant "un coup de poignard dans le dos de la République" comme si la République devait être un régime de faiblesse et de renoncement; ou encore la villepiniste Marie-Anne Montchamp osant un méprisable "nul ne peut oublier ce que la France a connu aux pires heures de son histoire"


C'est à bras le corps que doit être pris désormais le problème de la délinquance comme celui de l'immigration. La France doit rester la France avec ses traditions d'accueil et de générosité, son humanisme et sa tolérance. Mais l'accueil, l'humanisme, la tolérance, la générosité ne peuvent exister sans que soit affirmé l'autorité de l'Etat, l'obligation du respect des lois et la force de notre ossature civique.


Une guerre se déclare. C'est ce que vient de faire le Président de la République. Une guerre se mène. C'est ce que nous attendons du ministre de l'Intérieur dans les mois qui viennent. Une guerre se gagne. Elle se gagne par la volonté et la force de ceux qui la conduisent mais aussi par le soutien  populaire dans le rassemblement. 

 

La guerre contre les délinquants, comme celle contre la crise, les déséquilibres financiers, le terrorisme, supposent et nécessitent l'unité nationale.

 

C'est, me semble-t-il un appel à ce rassemblement de salut public que Nicolas Sarkozy devra lancer cet automne.